L’humoriste Sam Boisvert, un bon chum

Par Marc-André Piette.

Être admis à l’École nationale de l’humour, c’est avant tout apprendre à jongler avec son propre sentiment d’imposture et l’idée de n’avoir que des condiments dans le frigo pour un bout de temps.

Si toutefois l’imposture meurt avec la première bouchée de riz blanc au ketchup, on ne se sent véritablement chanceux de fréquenter l’École que lorsqu’on y rencontre un gars comme Sam Boisvert.

C’est plutôt facile de bounder avec un gars qui, comme toi, a une forte propension à délirer sur les « Jinjos » dans Banjo-Kazooie en les appelant les « beaux-frères », mais rassurez-vous : Sam ne fait pas juste des jokes susceptibles de faire rire 2 personnes (en l’occurrence, moi et notre chum Antoine Durocher).

C’est au printemps 2016, lors du spectacle de l’École au Club Soda au que j’ai réalisé que ce gars-là était ben meilleur que Bob Cashflow, ou plutôt mes jokes de Bob Cashflow.

D’entrée de jeu, il confie avoir pris le blâme pour un pet qu’il n’avait pas fait en troisième année du primaire. Articuler sa pensée autour de quelque chose que l’on n’a pas fait, dessiner l’impact qu’ont les choses qu’on n’a pas faites sur nos vie…Il y a comme quelque chose de presque philosophique là-dedans. Certains ont grandi sur une ferme et trippé sur Batman, alors que d’autres n’ont pas pété en troisième année. En termes de stand-up, on sent certes l’influence américaine chez Sam, mais j’ai rarement vu un gars d’à peine 20 ans aborder l’enfance avec une telle pensée.

Le 4 février dernier, il cosignait avec Pierre-Yves Roy-Desmarais un premier « 30-30 minutes » intitulé Sold Out. Au grand plaisir de Sam, le public était au rendez-vous, au point où les deux étudiants soumettront leur candidature au prochain Zoofest. Les gars auraient donc une occasion supplémentaire d’y faire circuler leur nom, en considérant la tournée de fin d’études de l’ÉNH qui se clôt chaque année par le festival.

C’en est un à surveiller, et pas seulement parce que c’est un bon chum. C’est un gars de propos.

Bien souvent, parler flatulence ou Banjo-Kazooie, c’est avant tout se permettre de rire du fait qu’on trouve ça drôle, ce qui décrirait plutôt bien la ruse de Sam Boisvert.

Lien : https://www.facebook.com/boisvertsam/

Vidéo : https://www.facebook.com/boisvertsam/videos/1831065297172659/

 

 

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