Les festivals comme l’Igloofest nuisent à l’industrie du nightlife de Montréal d’après Sandy White, le président de l’Association québécoise de la vie nocturne. Ce dernier a émis ses propos dans une lettre ouverte dans le journal The Gazette.

Marie Chabot-Johnson

Dans son texte, Sandy White reconnait l’apport des nombreux festivals de Montréal, notamment pour les retombées économiques sur l’industrie touristique. Par contre, il dit qu’il y a des mauvais côtés pour l’industrie du nightlife.

«Pour des années, les festivals de Montréal se sont faits donner carte blanche sur des dossiers comme la surcapacité, la violation des réglementations de bruit, les déchets, la boisson pour les mineurs et utilisation de drogue à ciel ouvert – pour n’en nommer que certains – tandis que les bars sont de plus en plus réprimandé pour ne pas servir assez de nourriture avec l’alcool, ou se sont donné une amende de milliers de dollars et temporairement fermé pour une seule plainte de bruit.»

Il ajoute que les bars doivent aussi payer des taxes comme les autres entreprises tandis que les corporations qui organisent ces événements n’en paient pas, en plus d’obtenir de l’aide financière du gouvernement. Pour toutes ses raisons, il affirme qu’il y a un désavantage flagrant entre les deux industries qui pourtant s’adressent au même public.

Igloofest

Le meilleur exemple de se désavantage est l’Igloofest d’après Sandy White. L’événement qui prend place dans le Vieux-Port prévoit accueillir 100 000 visiteurs lors de ses quatre week-end de musique EDM.

«L’événement opère des nuits où ils peuvent s’attendre à de large foule (plusieurs qui visiteraient autrement des bars ou des nightclubs), réduisant ainsi les risques de jours moins fréquentés. Encore plus, pendant que des entreprises du nightlife sont interdits d’organiser des soirées bar ouvert, distribuer du matériel promotionnel d’une compagnie d’alcool ou de faire de la publicité dans le métro ou les bus de ville, le partenaire principal de l’Igloofest est la STM, l’événement est commandité par Sapporo et il y a des billets bar ouvert vendus au VIP.»

Janvier et février sont des mois critiques pour l’industrie : ils font 30% moins de profit d’en moyenne pendant l’année. Avec l’Igloofest, c’est une baisse de 60%. C’est une baisse critique pour les entreprises du nightlife qui ont des marges de profit entre 2%-5%, soutient Sandy White.

Voir l’ensemble de la lettre ici.

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Le monde du nightlife contre l'Igloofest

À Propos
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4 commentaires

 

  • Sly
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    Hmmmm… Avant d’ecrire un article je m’informerais correctement… SANDY est en fait un MEC… un IL… Pas une ELLE comme tu LA decris si souvent dans ton article…

  • Matthieu
    Répondre

    Je crois qu’aucun festival comme Igloofest ou quelconque événement sporadique « extra-club » ne « volent » de la clientèle à ces dits clubs. Moins de 5% de la clientèle de ces événements irait de toute façon dans n’importe quel bar ou club du centre-ville. La raison? La musique! C’est pas parce qu’un club affiche une soirée « EDM » que ça va attirer tous les amoureux de la danse et du Techno. La plupart des clubs en ville (et croyez-moi, j’ai cherché) offre des soirées avec DJ´s résidents qui nous offrent pas mal tous la même chose: top40, radio hits ou vieux hits. Souvent, ils vont mettre la même musique toutes les fins de semaine. Les gens qui y vont aiment visiblement ça et je ne juge pas du tout leur goût musicaux. Ils aiment ce qu’ils connaissent et c’est bien normal! Seulement, la sélection musicale d’Igloofest s’adresse à un public averti, plus difficile en quelque sorte. N’empêche, peut-être 20% des festivaliers n’ont aucune idée de qui est l’artiste qui joue en ce moment. Ça ne veut pas dire pour autant qu’ils seraient allés dans un club ce soir là. Le fait d’être dehors à danser à -20C dans un endroit normalement pas aménager pour ça, je crois que ça attire évidemment plus de gens qu’un club où on sait à quoi s’attendre. Ce que les gens cherchent: l’événement! Quelque chose de spécial, qui n’arrive pas tous les jours, quelque chose de fou, avec un concept, une thématique. Aussi, ce qui fait le succès d’un événement c’est l’ambiance. L’équipe de production derrière l’événement y est pour beaucoup. C’est plus agréable quand la sécurité est amicale et sympathique. Contrairement à certain « doorman » culturiste en « power trip » dans les clubs qui nous fouillent comme si on était des criminels. Non, j’ai pas amené un « gun » pour aller danser, ça me gêne. Pis, oui j’ai de la drogue dans mes poches, mais pas pour toi et pas pour vendre. C’est à moi et je ne partage pas, bon. Je comprends très bien les raisons de sécurité derrière tout ça et Dieu sait qu’il y a déjà eu des règlements de compte dans certain clubs, pas de chance à prendre. Jamais entendu parler de ce genre de clientèle à Igloofest par contre…